Eugénie et l’Eucharistie
« Le 25 avril 1915, Jésus me fit comprendre après la Sainte Communion qu’il demandait une nouvelle Œuvre de Sœurs Missionnaires, et que l’Abbé Eich, vicaire de Bouzonville, et moi, nous serions les premiers à nous en occuper. En même temps, j’entendis au fond de mon cœur ces paroles : « Dis à ton confesseur que je le veux, qu’il ne doit pas approfondir davantage, que ce qu’il veut commencer réussira.
[…] C’était le 7 mai 1915. J’avais reçu Jésus-Hostie, Jésus m’avait dit que l’Œuvre réussirait. Jésus me dit alors que je ne pourrais sortir de l’église, sans lui avoir promis que j’acceptais ma mission. Ce fut une lutte, je ne voulais pas et cependant je ne pouvais faire aucun mouvement physique, je ne pouvais pas bouger de place, pour quitter l’église[1]. Je vis alors la main de Notre Seigneur tendue vers moi, Jésus me demandait mon consentement pour faire ce qu’Il me demandait. Je me sentis pressée de mettre ma main dans la Sienne et j’acceptais de faire sa très Sainte Volonté. Je promis à Jésus d’accepter d’être la première Supérieure et Fondatrice de l’Œuvre, si telle était sa Volonté, car c’est ça en somme que Jésus me demandait. Il me dit aussi au sujet de l’entreprise : « Elle réussira, je la désire de tout mon cœur ».A partir de ce moment, le calme revint. » Collection spiritaines- Ma Vocation p. 51
La Sainte Messe à laquelle nous allons assister à la paroisse n’est qu’à 7 heures. Nous allons donc, maintenant vous recevoir dans votre sacrement d’amour et retournerons ensuite avec de nouvelles forces et bon courage à notre travail. Avec Saint Paul, nous dirons : « Qui pourra nous séparer de l’amour de Jésus ». Sœur Eugénie Caps, le 25 janvier 1921
Le mystère de l’Eucharistie
Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s’est fait homme.
En outre, ce qu’il a pris de nous, il nous l’a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l’autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui ; et il a répandu son sang pour qu’il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d’un lamentable esclavage, nous serions purifiés de tous nos péchés. (…)
Enfin, personne n’est capable d’exprimer les délices de ce sacrement, puisqu’on y goûte la douceur spirituelle à sa source et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable, que le Christ a montré dans sa passion.
Il voulait que l’immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C’est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu’il allait passer de ce monde à son Père, il institua ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa passion, l’accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il laissa ce sacrement comme réconfort incomparable. Lecture de Saint Thomas d’Aquin pour l’office du Corps du Christ.
Un seul corps dans le Christ
« La spiritualité dont nous avons besoin est une spiritualité eucharistique, c’est-à-dire une spiritualité de l’unité ecclésiale dans l’amour. L’Incarnation et Pâques révèlent Dieu qui entre dans notre condition humaine et la transfigure par le don de soi. Ce don reste présent et agissant dans l’Eucharistie où le Seigneur se communique et rassemble l’Église, afin que son offrande devienne principe d’unité et source de vie nouvelle. De cette communion naît aussi la solidarité chrétienne, car « l’union avec le Christ est en même temps union avec tous ceux auxquels il se donne ». Magnifica Humanitas 234.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jn 6, 51-58
En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
